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Cérémonie de commémoration de la bataille de Baccarat

 

M. Nicolas de Maistre, préfet de la Haute-Loire, a participé dimanche 25 août à la cérémonie de commémoration de la bataille de Baccarat, aux côtés des élus locaux, des autorités civiles et militaires ainsi que des représentants du monde combattant.

Rappel historique sur la bataille de Baccarat

Le 23 août 1914, le 86e Régiment d’Infanterie arrive à Baccarat, petite ville de Meurthe et Moselle. Le régiment stationne au sud de la Meurthe en tenant Baccarat et les hauteurs sud de Glonville.

Le 24 août au soir, le 86e RI engage un mouvement de retraite vers le sud, sur Rambervillers. A quelques kilomètres, le mouvement est stoppé et ordre est donné de reconquérir Baccarat le lendemain au petit jour par surprise.

Le 25 août, le 86e RI se met en route et arrive près de Baccarat. L’attaque est déclenchée à la baïonnette. Les sentinelles ennemies sont supprimées sans bruit.

L’ennemi averti, un violent combat de rue s’engage aussitôt. Les soldats se lancent à l’assaut de chaque maison et de nombreux morts sont à déplorer.

L’objectif essentiel de l’attaque reste d’enlever la ville et de prendre pied sur la rive droite de la Meurthe. Pour cela, il faut franchir un pont battu par le feu des mitrailleuses allemandes. Les compagnies s’y engagent résolument. Ceux qui réussissent à traverser le pont sont presque tous tués ou faits prisonniers. Pas un homme ne peut faire un pas sur le pont sans être abattu. Beaucoup se jettent à l’eau et certains parviennent à rejoindre la rive. D’autres, blessés, se noient.

Dressant des barricades, le 86e RI organise alors la défense des quartiers de la ville qu’il occupe. La résistance devient impossible. Les feux de l’artillerie et de l’infanterie sont si meurtriers qu’il faut évacuer la ville.

Durant toute la journée du 25 août, le combat se poursuit au sud-ouest de Baccarat, dans la région de Sainte-Barbe et Bazien. Le 25 au soir, les éléments épars du 86e se regroupent dans la région de Rambervillers.

Cette bataille fut l’une des plus meurtrières pour le 86e RI. Plus d’un millier d’hommes et 24 officiers sont tombés. Le 26 août au matin, le 86e ne comprend plus que 750 hommes et 7 officiers. Mais ces soldats vont reprendre le combat sans délai, s’illustrant notamment dans la bataille victorieuse de la Marne.