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Prévention de la radicalisation : formation des agents de l’Etat les 12 et 13 juin

 

Dans le cadre de la prévention de la radicalisation, le préfet a souhaité la mise en place d’une série de journées de formation pour améliorer la connaissance, le suivi et la prise en charge des personnes susceptibles de se radicaliser.

 

Cette première session de formation était ouverte aux agents de l’État (toutes administrations et forces de l’ordre) et aux représentants des structures publiques du Service départemental d’incendie et de secours, des Missions locales, de Pôle emploi, du Centre national de la fonction publique territorial (CNFPT), l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), la SNCF, l’Union nationale des associations familiales, l’Association Justice et partage.

D’autres journées de formation seront ensuite ouvertes aux agents territoriaux, aux entreprises afin que la prévention fasse l’objet d’une prise en charge concertée entre les services compétents, les administrations, et les associations.

La journée a été ponctuée d’interventions de représentants des instances suivantes :

Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) :

  • Le PNPR (plan national de prévention de la radicalisation)
  • La réponse publique nationale mise en place qui se décline sur le territoire

Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT)

  • Un pôle dédié à l’UCLAT pour lutter contre la radicalisation
  • Le n° vert : 0 800 005 696 pour faire part de ses doutes ou de faire un signalement

Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)

  • Islam radical et phénomène djihadiste :
  • Évaluation de la menace terroriste pesant sur le territoire national.

Préfecture - Pôle sécurité intérieure

  • Rappel de l’existence du groupe d’évaluation départemental (GED) et de la cellule de prévention de la radicalisation et d’aide aux familles (CPRAF).
  • Le service des sécurités « porte d’entrée » pour la remontée des signalements – référent radicalisation

Le préfet a conclu la journée en rappelant que l’action de l’État doit pouvoir s’appuyer sur tous les partenaires locaux, dont l’ancrage territorial est seul à même de mettre en place un accompagnement individualisé des personnes vulnérables identifiées.

Les intervenants ont attiré l’attention sur plusieurs éléments déterminants :

  • aucun territoire n’est "à l’abri". La Haute-Loire est un territoire touristique, à la fois riche de patrimoine et de culture.
  • la question de la radicalisation est le fruit de plusieurs phénomènes : historiques et sociaux, avec des particularités psychologiques pour certaines personnes. Une connaissance de la géopolitique mondiale et de l’histoire est indispensable pour éviter les amalgames entre différents courants religieux
  • l’importance de se garder de stigmatiser des individus en fonction de leurs aspects vestimentaires ou de leurs origines. La radicalisation djihadiste a des influences et des ramifications qui peuvent toucher tous les milieux. C’est un changement de comportement d’une personne qui la plupart du temps est un signe précurseur.

D’où l’importance de ces journées de sensibilisation et d’échange, car chaque fonctionnaire, chaque citoyen a un devoir de vigilance.